La lettre de Solidarité Afrique
Année 2003



N° 7 du 15 septembre 2003

www.solidarite-afrique.com

COURRIER DES ADHERENTS

Retroussons nos manches !

Monsieur le président,
Suite au don que j’avais adressé à votre association, vous m’avez écrit le 16 décembre. J’ai laissé passer la trêve de Noël avant de répondre à ce courrier.
J’ai été étonné d’apprendre que je ne figurai pas dans votre fichier car j’avais déjà fait un don de 1500 F l’année précédente, don pour lequel j’avais du reste reçu un reçu fiscal. Mais peu importe. J’avais déjà la documentation que vous m’avez adressée et je sais ce que fait votre association. Agir en faveur des africains, comme vous le faites, importe beaucoup plus que d’avoir un fichier à jour.
Je pense que le type d’association que vous présidez agit plus efficacement que certaines plus connues. Je ne pense pas que les mailings impersonnels, larmoyants et si coûteux dont nous sommes régulièrement inondés soient le meilleur moyen de collecter des fonds. Par contre, quand je vois vos bénévoles parler autour d’eux et témoigner ce qu’ils vivent, quand je les vois retrousser leurs manches pour trouver des fonds, quand je les vois payer de leur poche et de leur personne, je sais que l’esprit qui les anime, quand ils me parlent de vos réalisations et votre rapport si concret pour les populations locales, alors là je suis personnellement beaucoup plus sensible.
Je ne suis pas Lyonnais mais j’ai la chance d’avoir rencontré l’un de vos bénévoles en tant que voisins de résidence secondaire. Nous nous sommes rejoints en particulier du fait de nos engagements associatifs. Bref, Gérard Sabarly est devenu un ami. C’est à la suite de ce qu’il m’a dit de ce que fait votre association que j’ai adressé, en 2001, mon premier don. Depuis, il me tient régulièrement au courant. Je vois à quel point il est engagé, je partage son ambition de voir se réaliser le projet sur lequel il travaille actuellement. Je souhaite donc continuer à l’aider, à la mesure de mes moyens.
Je profite donc de ce courrier pour vous demander d’affecter mon don à l’orphelinat de Koudougou, et ce d’autant plus que le Burkina Faso est un pays qui m’est par ailleurs particulièrement cher de par mon lien très personnel avec un père blanc qui a vécu 30 ans et qui m’en parle avec beaucoup d’amour, mais aussi avec un tel sentiment de détresse !
Veuillez agréer, monsieur le Président, l’expression de mes sentiments respectueux et dévoués.


Didier Bourdeau, St Germain en Laye

Illusion d’une production de qualité

Salut les p’tits loups,

J’ai l’impression de ne pas vous avoir vu ou parlé depuis des lustres. Mais ces mois avant les vacances ont été bien chargés et particulièrement rudes : recherche d’appartement, boulot, fac, préparation voyage etc... Bref, je suis un peu sur les rotules.

Pour en revenir au Brésil, ma foi après quelques petites semaines de vacances vécues à un rythme effréné ( visites à la familles, aux amis, distances énormes, importants temps de transport en commun dans des grandes villes…) qui ne sied guère sous les tropiques, je suis à Vitória où j’ai bien commencé ma recherche, où je me les pèle un peu car ici c’est déjà le sud, c’est encore l’hiver (saisons inversées) et c’est assez frais ! Pour dire les choses autrement, j’ai l’impression d’être en Bretagne, mais dans une Bretagne où les filles seraient bien brunes, bien mates et, il faut le dire, roulées comme des déesses, et où on mangerait à longueur de temps des fruits qui te coûtent les yeux de la tête dans les rayons d’Auchan ! Vous voyez le tableau ? Bon, sans déconner, j’adore les Brésiliens, j’adore la gentillesse qu’ils manifestent dans la vie de tous les jours. Chercher une adresse par exemple, ce qui pour nous Français relève du tour de force, équivaut à une visite complète du quartier en serrant tout un tas de louches et en expliquant que tu es Français, que tu aimes bien Zidane mais que tu ne le connais pas personnellement !!! Par contre, je n’aime pas le Brésil. Je n’aime pas un certain Brésil qu’en ont fait une poignée de connards, voleurs institutionnels patentés, trafiquants d’influence professionnels… J’aime le Brésil des gens simples, des gens de la rue… J’aime le Brésil des paysages immenses, des plages de rêve où d’ailleurs seuls les touristes peuvent dire qu’elles sont de rêve. A quand remonte le dernier rêve d’une grande partie des brésiliens ??? Je n’aime pas ce Brésil socio-professionnel, institutionnel où la lutte est rude pour chacun, où il faut garder sa place coûte que coûte. Ce que ça coûte ??? 50 à 60 heures de boulot pour la grande majorité pour gagner à peu près sa vie. (ce sont les conditions de vie de mes collègues travailleurs sociaux que je rencontre tous les jours, je n’invente rien). Il faut surveiller les autres qui pourraient plaire plus… et là pas de pitié !! Il faut faire attention aux cheveux blancs, ça te casse par rapport aux plus jeunes… Il faut se former toujours plus, tant et plus dans de boîtes privées qui profitent à donfe du système… Encore faut-il en avoir les moyens… Il faut faire comme si ce que tu faisais te plaisait !! Il reste donc le vendredi et le samedi soir pour se saouler de bière, de famille et de danse quand tu peux et que tu n’es pas fatigué… C’est un Brésil triste que je suis en train de découvrir ; un Brésil de tous les jours, où il manque toujours 10 centavos pour faire un réal ; où règne toujours ‘’l’à peu près’’ faute de moyens, de formation, de stimulation, de reconnaissance… c’est un Brésil dur où il ne fait pas bon être faible, malade ou illettré… C’est un Brésil où un tiers de la population vit dans le dénuement, l’ignorance et la peur du lendemain, mais aussi dans l’espérance de ce lendemain… car aujourd’hui est tellement dur, tellement injuste que demain peut difficilement être pire !!! Un Brésil où règnent aussi des petits cheffaillons, imbus de leur maigre pouvoir, où la prétention des élites intellectuelles le dispute avec l’illusion d’une production de qualité… Bref, c’est un Brésil, ce Brésil là, pas celui des gens de tous les jours, où expérience faite sur le vif, je n’ai guère envie de vivre avant un bon moment ! Mais aussi expérience sur le vif qui me déstabilise et me démotive dans ma recherche par rapport au DEA… car si, sur le terrain, les choses avancent assez bien, mon portugais s’améliore de jour en jour, les rencontres sont toujours très riches, je suis bien démotivé pour continuer dans ces conditions… car DEA voulait dire pour moi, éventuellement doctorat fait en partie au Brésil pour, éventuellement aller vivre… et ce que je perçois, in vivo, ne me donne guère envie de faire le saut… alors, vamos ver, comme ils disent…
Bon, je vais arrêter un peu avec ma petite note dépressive… mais pas que dépressive non plus car je vis des moments très sympas, bien occupés… j’ai déjà l’impression d’être en France et de bosser à plein régime !!!
J’espère que pour vous la rentrée s’est bien passée, après des vacances toujours trop courtes mais dont le souvenir est encore bien vivant !
A bientôt donc pour parler de tout cela et au plaisir de se revoir.

Gros bisous à vous.

Rémi Lavergne

Engagement

J’ai décidé de m’engager dans l’association Solidarité Afrique parce que j’en ai toujours ressenti le besoin. Pour moi il était vital de me mobiliser seulement je ne savais quelle œuvre choisir. Je me suis renseignée sur les associations les plus proches de chez moi puis j’ai découvert un article de journal sur la construction d’un centre de formation destiné aux jeunes Sénégalais à Nianing ainsi que la réalisation d’un orphelinat à Koudougou et comme les enfants c’est ma passion je me suis vraiment sentie concernée et je vous ai contacté. J’ai récolté des jouets dans mon lycée en mai 2003 pour cet orphelinat et je suis toujours volontaire et disponible pour vous apporter ma collaboration pour les prochaines missions.

Anissa Himeur
Elève au Lycée Charlie Chaplin, Décines

Sommaire:

Le mot du Président
Edito du président d’honneur
Courrier des adhérents
Les brèves
Calendrier
Perspectives
Mission Nianing
Mission Joal
Mission Koudougou
Histoire à suivre
Flash
Opinion



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