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La lettre de Solidarité
Afrique
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Monsieur le président,
Salut les p’tits loups, J’ai l’impression de ne pas vous avoir vu ou parlé depuis des lustres. Mais ces mois avant les vacances ont été bien chargés et particulièrement rudes : recherche d’appartement, boulot, fac, préparation voyage etc... Bref, je suis un peu sur les rotules. Pour en revenir au Brésil, ma foi après quelques petites
semaines de vacances vécues à un rythme effréné (
visites à la familles, aux amis, distances énormes, importants
temps de transport en commun dans des grandes villes…) qui ne
sied guère sous les tropiques, je suis à Vitória
où j’ai bien commencé ma recherche, où je
me les pèle un peu car ici c’est déjà le sud,
c’est encore l’hiver (saisons inversées) et c’est
assez frais ! Pour dire les choses autrement, j’ai l’impression
d’être en Bretagne, mais dans une Bretagne où les
filles seraient bien brunes, bien mates et, il faut le dire, roulées
comme des déesses, et où on mangerait à longueur
de temps des fruits qui te coûtent les yeux de la tête dans
les rayons d’Auchan ! Vous voyez le tableau ? Bon, sans déconner,
j’adore les Brésiliens, j’adore la gentillesse qu’ils
manifestent dans la vie de tous les jours. Chercher une adresse par exemple,
ce qui pour nous Français relève du tour de force, équivaut à une
visite complète du quartier en serrant tout un tas de louches
et en expliquant que tu es Français, que tu aimes bien Zidane
mais que tu ne le connais pas personnellement !!! Par contre, je n’aime
pas le Brésil. Je n’aime pas un certain Brésil qu’en
ont fait une poignée de connards, voleurs institutionnels patentés,
trafiquants d’influence professionnels… J’aime le
Brésil des gens simples, des gens de la rue… J’aime
le Brésil des paysages immenses, des plages de rêve où d’ailleurs
seuls les touristes peuvent dire qu’elles sont de rêve. A
quand remonte le dernier rêve d’une grande partie des brésiliens
??? Je n’aime pas ce Brésil socio-professionnel, institutionnel
où la lutte est rude pour chacun, où il faut garder sa
place coûte que coûte. Ce que ça coûte ??? 50 à 60
heures de boulot pour la grande majorité pour gagner à peu
près sa vie. (ce sont les conditions de vie de mes collègues
travailleurs sociaux que je rencontre tous les jours, je n’invente
rien). Il faut surveiller les autres qui pourraient plaire plus… et
là pas de pitié !! Il faut faire attention aux cheveux
blancs, ça te casse par rapport aux plus jeunes… Il faut
se former toujours plus, tant et plus dans de boîtes privées
qui profitent à donfe du système… Encore faut-il
en avoir les moyens… Il faut faire comme si ce que tu faisais
te plaisait !! Il reste donc le vendredi et le samedi soir pour se saouler
de bière, de famille et de danse quand tu peux et que tu n’es
pas fatigué… C’est un Brésil triste que je
suis en train de découvrir ; un Brésil de tous les jours,
où il manque toujours 10 centavos pour faire un réal ;
où règne toujours ‘’l’à peu près’’ faute
de moyens, de formation, de stimulation, de reconnaissance… c’est
un Brésil dur où il ne fait pas bon être faible,
malade ou illettré… C’est un Brésil où un
tiers de la population vit dans le dénuement, l’ignorance
et la peur du lendemain, mais aussi dans l’espérance de
ce lendemain… car aujourd’hui est tellement dur, tellement
injuste que demain peut difficilement être pire !!! Un Brésil
où règnent aussi des petits cheffaillons, imbus de leur
maigre pouvoir, où la prétention des élites intellectuelles
le dispute avec l’illusion d’une production de qualité… Bref,
c’est un Brésil, ce Brésil là, pas celui des
gens de tous les jours, où expérience faite sur le vif,
je n’ai guère envie de vivre avant un bon moment ! Mais
aussi expérience sur le vif qui me déstabilise et me démotive
dans ma recherche par rapport au DEA… car si, sur le terrain,
les choses avancent assez bien, mon portugais s’améliore
de jour en jour, les rencontres sont toujours très riches, je
suis bien démotivé pour continuer dans ces conditions… car
DEA voulait dire pour moi, éventuellement doctorat fait en partie
au Brésil pour, éventuellement aller vivre… et ce
que je perçois, in vivo, ne me donne guère envie de faire
le saut… alors, vamos ver, comme ils disent… Gros bisous à vous. Rémi Lavergne
J’ai décidé de m’engager dans l’association Solidarité Afrique parce que j’en ai toujours ressenti le besoin. Pour moi il était vital de me mobiliser seulement je ne savais quelle œuvre choisir. Je me suis renseignée sur les associations les plus proches de chez moi puis j’ai découvert un article de journal sur la construction d’un centre de formation destiné aux jeunes Sénégalais à Nianing ainsi que la réalisation d’un orphelinat à Koudougou et comme les enfants c’est ma passion je me suis vraiment sentie concernée et je vous ai contacté. J’ai récolté des jouets dans mon lycée en mai 2003 pour cet orphelinat et je suis toujours volontaire et disponible pour vous apporter ma collaboration pour les prochaines missions. Anissa Himeur |
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